Dossier – Part. 1/2 | Consommateurs & écrans : Je t’aime moi non plus !

Dounia Issaa

Sur son smartphone, devant sa télé, dans sa voiture, ou depuis sa Google Home, les consommateurs pourront bientôt converser et acheter sur 1 million d’appareils différents ! Source de progrès pour certains, objets d’addiction pour d’autres, les écrans ne laissent personne indifférent…

DE NOUVEAUX MODES DE CONSOMMATION

Bien loin des années 50 et du premier téléviseur où il fallait se lever pour changer de chaîne, le consommateur, désormais ultra-connecté, multiplie les écrans et n’hésite plus à switcher de l’un à l’autre. De la télévision au smartphone, en passant par les tablettes et les consoles de jeux, ces objets ont envahi notre quotidien. Dans ce parcours multi-devices, le mobile apparaît comme le centre névralgique : dans la poche, il nous accompagne partout, tout le temps, et devient un pilier du cycle d’achat ! En moyenne, nous regardons notre écran de smartphone 150 fois par jour, que ce soit pour effectuer une recherche, visionner une vidéo, communiquer avec ses proches, travailler ou consulter les réseaux sociaux. Autre chiffre impressionnant, et cette fois-ci, il concerne la télé : 1 million de personnes affirment regarder la télévision sur internet uniquement (1).

« Les modes de consommation ont changé et il faudra sans doute trouver à l’avenir une taxation adaptée » soulignait il y a quelques temps le ministre des comptes publics.

Mais si la consommation de télévision est en baisse, notre temps passé sur les écrans est lui en constante augmentation : nous sommes passés de 3 à 5 heures par jour en moyenne (2). Avec l’arrivée des objets connectés, de la réalité virtuelle (VR) / augmentée (AR), et des assistants vocaux, le temps passé sur les écrans deviendra plus important. D’après ComScore et IDC, les ventes de casques VR/AR atteindraient les 68,9 millions d’unités en 2022. Pas étonnant lorsque l’on connait les développements en cours d’accessoires olfactifs et liés au toucher pour transformer la réalité virtuelle en réalité réelle. Après l’ouïe, le toucher et la vue, ces nouveaux moyens d’interaction n’ont pas fini de stimuler nos cinq sens pour des expériences toujours plus immersives et plus adaptées aux modes de consommation anytime, anywhere, anydevice (3).

Leisure Activities of Loving Family

A LA POURSUITE DU CONSOMMATEUR MULTI- ÉCRANS

« Dans dix ans, les consommateurs achèteront sur 1 million d’écrans différents » !

Cette citation désormais célèbre de Devin Wenig, PDG d’eBay, est loin d’être utopique. Après tout, qui n’a jamais regardé une série TV, en consultant son PC et en twittant depuis son smartphone ? Loin d’être une révolution, le consommateur multi-écrans existe déjà et ce phénomène n’est pas prêt de s’arrêter. Avec plus de 6 supports en moyenne par foyer français, les écrans sont devenus de véritables compagnons : chez soi, dans la rue, dans les transports, au travail… Nous sommes connectés en permanence au point de considérer cette démarche comme vitale voire addictive.

Au coeur de cette connexion : les réseaux sociaux

Avec plus de 3 milliards d’utilisateurs, ces plateformes sociales ont pris une place importante dans nos vies. Que ce soit pour s’informer, partager du contenu, se divertir, développer des relations ou renforcer un sentiment d’appartenance, chaque réseau a son rôle et son influence dans notre quotidien. En parallèle, la consommation de contenus TV et vidéos est toujours plus délinéarisée.

Surfant sur le modèle Netflix, Spotify ou VOD, le spectateur exige une consommation sur-mesure et adaptée à son mode de vie ! D’après l’étude BVA et SOxH factory, 82 % des Français regardent des vidéos en ligne sur ordinateur, smartphone ou tablette. La télévision conserve donc son attrait mais pour garder son rôle central face à YouTube, elle doit être connectée en permanence et proposer une offre de contenus pléthorique, à la demande, et accessible sur tous les supports !

Dans leur étude The multi-screen marketer, Econsultancy et l’IAB affirment : « Plus les spectateurs sont multi-équipés en appareils numériques, plus la propension à superposer les usages et à interagir avec les marques se développe ». Mieux encore, l’impact d’une publicité est plus fort auprès de cette cible : 53 % des utilisateurs de quatre écrans sont capables d’associer trois publicités à leurs programmes favoris, ce qui est seulement le cas de 42 % de ceux qui en ont consulté deux.

En réalité, la multiplicité des appareils n’a pas mis fin aux usages traditionnels mais poussent à une convergence des programmes et des écrans.

 

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(1) Médiamétrie 2017 / (2) Baromètre 2017 de la santé visuelle, Baromobile 2018 / (3) N’importe quand, n’importe où, et sur n’importe quel appareil.

L'auteur - Dounia Issaa

Dounia est Responsable Communication chez Loyalty Company.

"Mon ambition ? Produire des contenus utiles qui fassent sens et alimentent vos réflexions. Ce qui me motive ? Vous inspirer, vous interpeller, vous faire réagir !"

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